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Le Mocassin - Bowen

Mocs
Un hommage au Mocassin ...(mes hommages sont à vos pieds !)

Je connais plein de chausseurs - dont Bowen – qui doivent – moralement -  de monumentales royalties aux Indiens d’Amérique, créateurs de ce modèle de chaussure : il était déjà dans leur catalogue il y a plus de 3000 ans ! Il figurait aussi  dans celui  de certains peuples d’Asie, d’Afrique puis  (un peu plus tard !) dans la toute première collection de Bowen il y a donc plus de…30 ans !

Un succès public et une jeunesse  aussi durables ne doivent certainement rien au hasard…



Quelles vertus, visibles ou cachées, valent au Mocassin by Bowen cet honneur et cette longévité ?

 

Son look ?
  • Silhouette musclée, design en lignes brisées, avant-pied plein-volume, flancs verticaux, bout ample et accueillant : rien de commun avec les Lords de la City traditionnels : les Balmoral, Derby et autres Monk ?...
  •  Plateau qui finit à mi-cou-de-pied en languette arrondie, ceinturé d’une barrette ajourée où les étudiants américains aimaient glisser le symbolique penny, (d’où lui vient son surnom de Penny-Loafer)... Ce plateau donc, (apron in English) est solidarisé au bas d’empeigne par une « couture d’angle » empruntée aux selliers, reconnaissable, discrète et fiable, mais plutôt délicate à réaliser.

Mais il ne se contente pas de chausser les yeux : c’est à  nos pieds qu’il exprime  le mieux ses talents !

Son chaussant?

Le challenge acrobatique du Prêt-à-chausser à largeur unique, vous connaissez ? Il est ici élevé à son paroxysme : chausser confortablement le plus large éventail de morphologies dans un mocassin exige une corrélation… périlleuse entre :

  • le degré d’ouverture (pour le chaussage), de couverture et d’emboitement du talon (contre le déchaussage), mais aussi...
  •  la corrélation entre la largeur et la mesure des doigts, le périmètre et la hauteur du cou-de-pied…  

Toutes ces mesures sont disputées au millimètre pour atteindre le meilleur chaussant possible… J’ai le souvenir d’un travail de mise au point…schizophrénique !

La qualité de sa construction?

Elle diffère sensiblement de celle que pratiquaient les peuples Indiens, dont le mocassin « intégral », en quête  de souplesse et de légèreté, comportait le plus souvent deux parties : la tige-semelle en cuvette et le plateau, assemblés selon un procédé de couture qui continue d’inspirer la marque FAIRMOUNT.

Le mocassin BOWEN comporte lui aussi deux parties : le dessus et le dessous ou, plus techniquement, l’empeigne et le semelage, mais  chacune, elle-même composée de plusieurs éléments, est confectionnée avec des matériaux dissemblables, et chacun selon une série de processus d’une admirable complexité…  dont je vous parlerai prochainement dans un futur article.

À présent, instant émouvant et lyrique, nous pouvons unir enfin ces deux « éléments » (le ciel et la terre !)

Si nous osions poêter, nous pourrions écrire :






Ceux qui ont eu le privilège d’assister  à cette phase de la confection d’une chaussure vous diront qu’il se passe « quelque chose »  qui transcende la technique…

Finalement  la singularité première du mocassin BOWEN ne serait-ce pas sa compatibilité quasi-universelle avec :
  • les circonstances, les thèmes et variations vestimentaires
  • les environnements naturels ou urbains, les saisons, les époques…
  • les générations, dans un éventail allant de 14 à 114 ans (n’est-il pas un rite de passage pour les ados, un signe clanique pour leurs aînés...)
  • les cuirs de toutes natures : lisses, grainés cirés ou huilés, velours, exotiques, bi-matières, assortis de coloris sages aussi bien qu’exubérants, ou encore bi, voire tricolores …
  • les semelages de cuir ou de gomme…

Notre Mocassin est donc partout à son aise, au travers des lieux et des époques, des circonstances et des générations, partout témoignant de la « relax attitude »  de son propriétaire, d’où lui vient d’ailleurs son nom anglais de Loafer (flâneur).

MD



5 commentaires

  • 1. Écrit par Henri Gaullant - mar 30 sep 2014, 19:57

    Sympa, cet article ! Un peu court pour qui idolâtre ce type d'anti-chaussure... conventionnelle !!!
    Mes premiers mocassins Bowen ont 21 ans, l'âge de mon premier bulletin de salaire. Je les sors de leurs embauchoirs pour les soirées entre intimes de tous sexes.
    J'en ai 8 paires. Et je me retiens !
  • 2. Écrit par Chris91 - mer 29 oct 2014, 11:56

    Indémodable les mocassins, je confirme!
    En plus,je me déplace souvent et je trouve cette chaussure parfaitement adaptée pour tous mes déplacements et les portiques
    d’aéroports...Pas de lacets à faire donc pas de lacets à défaire...
    Mes pieds ont tendance à enfler en altitude et je ne suis pas obligé de retirer mes chaussures en vol quand je les porte car leurs chaussant est aisé.
    Avant j'achetais weston, dorénavant Bowen me satisfait pleinement!
  • 3. Écrit par topaze - jeu 13 nov 2014, 21:14

    Mocassin indémodable et chic. C'est une chaussure très pratique (avec un chausse pied dans sa poche) si l'on doit se déchausser souvent chez les gens qui ont de la moquette ou des beaux tapis
  • 4. Écrit par pat 33 - lun 24 nov 2014, 10:32

    Pourquoi ne voyons plus les modèles Newcatle couleur Bordeaux et le splendide Cheltenham cuir grené couleur Cognac ?
    Absents des rayons depuis longtemps...Dommage!
    Toujours à la demande de ces exceptions hélas sans réponse à ce jour !
    j'espère que Stéphanie ne m'en voudra pas.......
  • 5. Écrit par MINSAN GOUET GOUANOU - ven 13 févr 2015, 10:02

    bonjour je me nomme gouanou minsan j ai 26 ans. je suis africain et exerce le metier de bottier dans mon pays la cote d ivoire . j aimerais apprendre et me perfectionner encore plus plus raison pour laquelle par le bias de mon adresse je vous ecris pour savoir si vous , faite des stages dans vos locaux ousi vous fite des formations continue dans votre structure . dans l attente de vous lire je vous souhaite de passer ube tres belle journnée . gouanou minsan abidjan . cote d ivoire .

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